L'ambition de cette rubrique est de proposer le plus régulièrement possible des 'petits papiers' écris au gré de leurs envies par les membres de l'asso'. Chacun y va, de sa plume et de sa parole, libre comme l'air... 

Reco' et confiture, ça fait 'Reconfiture'...

Ma soeur, qui habite en Isère, se vante (mais tout à fait gentiment, bien sûr !!!) auprès de moi d'avoir cultivé des courges de Siam et récolté quelques beaux spécimens, qu'elle distribue généreusement à qui veut en goûter !!

 

J'en hérite deux pieds, en pots, qu'elle m'avait bondieusement gardés pour que je les plante et cultive dans ma Vienne natale. Je récupère ces deux pots fin juillet et avec la canicule de l'été dernier, autant vous dire que les deux pauvres plants assoiffés et mis au régime sec par moi-même (je suis affreuse car je suis très économe en nourriture et en eau pour mes plantes !) n'ont pas survécu longtemps.

 

Ma mère, qui, elle, (la veinarde) avait eu des fruits et non des plants, se renseigne sur la façon de les cuisiner (on parle toujours de la Courge de Siam) et les prépare donc à la façon d'un gratin quelconque.

 

Elle revient le lendemain, pas convaincue du tout par cette miraculeuse Courge de Siam et m'offre les quelques centaines de graines qu'elle a récupéré de ces deux massacres en me précisant qu'elle n'a pas observé chez ses spécimens les spécificités de la Courge de Siam (cuite, elle donne de longs filaments comme du vermicelle...).

 

Je fais sécher, amoureusement les graines, qui sont, somme toute, magnifiques car de couleur rouge très vif, les répertorie comme des graines de Courge de Siam et les met en sachets, très contente d'avoir eu autant de graines pour rien car j'en avais commandé auparavant un sachet de 15 graines à 4,50 € !! Quelques jours plus tard, je tombe sur un article de catalogue de graines qui vante la beauté des graines rouges et le goût exquis en confiture de........ la pastèque melon (ou pastèque à graine rouge à confire)!!!

 

Elle ressemble en toute part à la Courge de Siam, mais ses tâches sont concentrées en bandes et non éparses comme sa consoeur.

 

Pour en être tout à fait sûre et certaine, j'ouvre le sachet de Courges de Siam commandé chez un grainetier et m'aperçois effectivement que les graines sont noires comme l'ébène, aucune confusion possible avec celles, rouge vif de la pastèque melon.

 

J'en parle à ma mère qui, le lendemain, se précipite pour faire de la confiture avec les deux rejetons qu'elle n'avait pas osé toucher. Un bonheur pour les papilles !!!!!!

 


 

Courge de Siam
Courge de Siam
Graines de pastèque melon
Graines de pastèque melon
Graines de courge de Siam
Graines de courge de Siam
Pastèque melon
Pastèque melon

Recette de confiture à essayer absolument !

 

Enlevez la peau et sortez les graines du fruit,coupez la chair en petits dés.

Ajoutez 500 g de sucre pour 1 Kg de pastèque.

Parfumez à la vanille et selon votre goût, avec des citrons ou des oranges coupées en dés.

Faire cuire à feu doux jusqu'à ce que la masse soit prise. C'est assez long (plusieurs heures) aussi les impatients utiliseront peut-être un gélifiant.

Remplissez les bocaux et faire stériliser.

Il est conseillé de les stériliser pour les conserver.

 

 

Je propose de vous faire goûter cette merveille lors des fêtes aux plantes auxquelles nous allons participer avec notre association et je vais même pousser le bouchon plus loin en vous proposant à la vente des plants de ces deux cucurbitacées, une dédiée à la choucroute (Courge de Siam) et l'autre destinée inexorablement à la confiture (courge melon pastèque), pour notre plus grand plaisir!!!!

 

Claire PORTRON, FLORICLAIRE

Un coin de jardin sans arrosage avec un minimum d’entretien : pourquoi pas vous ?

La Dive a creusé son lit dans des coteaux calcaires et les milieux traversés à proximité sont étonnants de diversité : marais mouillés, pelouses sèches, plaines céréalières, jardins familiaux. Lavoirs, fontaines, anciennes carrières, tumulus et nombreux moulins ponctuent le paysage.

Les amoureux de la nature et des plantes y trouvent leur bonheur. (Penser à prendre une flore et un appareil photo)

En plein soleil, une pelouse sèche et calcaire bordant une plantation de chênes truffiers a retenu mon admiration par la diversité de la flore qu’elle contenait.

Tout a commencé un dimanche de juillet lors d’une ballade à vélo dans la vallée de la Dive…

 

 

La Dive est une rivière aux eaux vives, transparentes et bleutées, qui prend sa source dans le département de la Vienne à Maisonneuve et se jette dans le Thouet (Deux Sèvres).

Les bords de ce petit cours d’eau ont quelque chose de magique : pureté de l’eau, calme, contraste des paysages, caractère sauvage.

On ne ferait jamais aussi bien dans son jardin ! Mais prendre en toute modestie exemple sur ce qui existe et fonctionne relève du bon sens.

Pourquoi ne pas faire un essai sur quelques dizaines de mètres carrés avant de prévoir plus grand, tout en respectant les contraintes du milieu : exposition ensoleillée, sol calcaire pauvre en éléments nutritifs, milieu pentu. (Sur sol plutôt acide, il faudra adapter le choix des espèces.)

Sur le terrain, les plantes sont malgré tout nombreuses, et je n’en citerai que les principales et les plus faciles à trouver ou à mettre en œuvre (semis ou plantation).

Base de graminées 

Fétuque (Festuca glauca)

Brome dressé (Bromus erectus)

Brachypode penné (Brachypodium pinnatum)

Plantes fleurissant au printemps

Achillée millefeuille (Achillea millefolium)

Euphorbe faux-cyprès (Euphorbia cyparissias)

Hélianthème (Helianthemum nummularium)

Lotier corniculé (Lotus corniculatus)

Oeillet (Dianthus carthusianorum)

 Sauge des prés (Salvia pratensis)

Vipérine (Echium vulgare)

Plantes fleurissant en été automne 

Centaurée jacée (Centaurea jacea)

Chicorée sauvage (Cichorium intybus)

Clinopode (Clinopodium vulgare)

Molène (Verbascum thapsus)

Bugrane rampante (Ononis repens)

Chardon Roland (Eryngium campestre)

Mauve alcée (Malva alcea)

Millepertuis (Hypericum perforatum)

Origan (Origanum vulgare)

Réseda (Reseda lutea)

Scabieuse colombaire (Scabiosa columbaria) et ochroleuca (Scabiosa ochroleuca)

Stachys ruta

Thym serpolet (Thymus serpyllum)

Verveine officinale (Verbena officinalis)

Quelques arbustes qui peuvent y être associés:

Le prunellier (Prunus spinosa)

L’aubépine (Crataegus monogyna)

L’églantier (Rosa canina)

La viorne laineuse (Viburnum lantana)

Le nerprun purgatif (Rhamnus cathartica)

Bugrane fétide (Ononis natrix)

Bien sûr, si certaines plantes sont difficiles à trouver, on peut aussi les remplacer par une espèce avoisinante ayant les mêmes exigences.

Attention cependant à ne pas perdre le caractère champêtre de cet espace!

Préparation du sol :

Dans la mesure du possible, éviter le brassage des couches du sol.

Pas de bêchage traditionnel qui bouleverse la vie animale et microbienne si utile au jardinier.

Plusieurs solutions existent :

-passage de la houe ou cultivateur pour faire sécher les mottes de terre superficielles, ou de la fourche bêche à dents type ‘Grelinette’. Puis élimination des herbes et plantation. Si on doit attendre pour planter, couvrir le sol en attendant : mulch, feuilles sèches, cartons …

-Couverture du sol pour éliminer les herbes indésirables avec des cartons, mulch ou toute matière organique suffisamment épaisse ; attendre et planter lorsque le sol est prêt.

Plantation :

Comme ces plantes seront menées à la dure, il vaudra mieux envisager une plantation automnale ou en tout début de printemps. Le paillage prévu sera limité à une année pour ne pas trop enrichir le sol. Dans ce cas planter un peu serré pour que les plantes prennent le relai assez vite par elles -même.

Penser à mélanger les plantes à floraison printanière et estivale.

Semis, racines nues ou plantation en pots?

Tout dépend de la source d’approvisionnement possible, et des besoins spéciaux de certaines plantes qui préfèrent le semis directe.

Ex : la Vipérine (Echium vulgare), boude carrément si on la repique. (Enfin, chez moi !)

LE SEMIS

Avantages :

Prix modique des graines si on arrive à les trouver. Pour les petits budgets.

Après la levée, la plante généralement pousse très vite, sa nature étant de faire des racines capables d’aller chercher l’eau dans le sol avant les fortes chaleurs.

Inconvénients :

Levée systématique de nombreuses autres graines. Le suivi de la levée est donc délicat si on est novice : en effet, il n’est pas toujours facile de savoir si ce qui lève correspond à la plante désirée.

Besoin de connaître les conditions préalables à la bonne levée des graines. En effet, si certaines graines n’ont besoin que d’un minimum de chaleur et d’humidité pour germer, certaines ont des exigences très particulières que seuls les professionnels connaissent.

Le paillage n’est pas facile dans un semis, et peux compromettre la bonne levée des graines.

LA PLANTATION EN RACINES NUES

C’est un mode de commercialisation peu commun car la période de plantation doit correspondre à la période de repos végétatif de la dite plante.

Avantages :

Elle est intéressante car les prix des plantes sont relativement modiques.

La pleine terre permet de produire des plantes rustiques donc de reprise facile.

Inconvénients :

Toutes les plantes ne supportent pas d’être plantées en racines nues. (Plantes à pivots)

Peu de pépinières de vivaces pratiquent ce mode de commercialisation.

LA PLANTATION EN POTS

Préférer la plantation en godets mais d’une contenance suffisante (idéal 9x9x9.5).

Les espèces botaniques ne sont pas fragiles et occuperont très vite l’espace une fois plantées .

 Les pots plus gros(2 ou 3 litres) demanderont plus de soins notamment en ce qui concerne le suivi de l’arrosage la première année .

Ne pas oublier que le but final est d’obtenir un espace avec un minimum d’interventions.

Avantages :

Paillage possible dès la plantation. Attention, le paillage la première année n’est là que pour limiter les interventions comme le désherbage et l’arrosage.

Effet visuel immédiat.

Meilleure maîtrise de l’installation de l’espace.

Pas de mauvaises surprises avec des semis qui ne sont pas levés.

Inconvénients :

Prix final plus élevé.

Entretien

 

La première année, surveiller la concurrence éventuelle avec les herbes indésirables. Si certaines vous paraissent intéressantes pourquoi ne pas les garder ? Après tout, si elles sont venues toutes seules, c’est qu’elles ont le potentiel de rusticité pour y rester.

Arrosage minimum et observation du comportement des plantes.

Laisser les fleurs venir à graines. De toute façon si vous avez choisi ce type d’espace, vous aurez des surprises puisque les plantes vont se ressemer pour certaines d’entre elles. Avec un peu d’observation vous serez rapidement capable de reconnaître les jeunes plantules intéressantes à garder.

Ayant fait l’expérience d’un massif de ce type à la pépinière, j'imagine qure certains pourront avoir envie de tailler les tiges mortes des plantes à l’automne (la petite fée du logis se cache en chacun d’entre nous.), mais n’oublions pas que de nombreux animaux ont besoin de ce couvert pour vivre et passer l’hiver.

Dès février, les jeunes pousses vont prendre le relai. Votre espace sera comme neuf en avril.

Bettie Vrignaud

Sphynx de l'Euphorbe petit cyprès
Sphynx de l'Euphorbe petit cyprès

Curieuse chenille vue sur la pelouse calcaire et réponse à la devinette posée dans le blog du site de la Pépinière:

http:// lespépinièresdelacoudrelle.jimdo.com

Charte.pdf
Document Adobe Acrobat 37.2 KB